Projets

Groupe de travail international sur la spiritualité dans les soins infirmiers

Groupe de travail pour l’année 2022 travaillant sur les recommandations pour la recherche en soins infirmiers concernant le thème spiritualité.

Participant.es : 

  • Maya Zumstein-Shaha (Haute Ecole spécialisée Bernoise, Suisse)
  • Catherine Piguet (Infirmière et docteure en sciences de l’éducation & santé publique)
  • Serena Buchter (Réseau Santé, Soins et Spiritualités, UCLouvain, Belgique)
  • Catherine Bollondi (Hôpitaux Universitaires de Genève, Suisse)
  • Daniel Ducraux (Réseau Fribourgeois de Santé Mentale, Suisse)
  • Sandra Gaillard (école La Source, Institut et Haute école de la Santé, Lausanne, Suisse)
  • Gina Sobral (Haute Ecole de Santé Vaud, Suisse)
  • Gabriela Matter Puons (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois, Suisse)
  • Marie Friedel (Haute Ecole Léonard de Vinci et UCLouvain, Belgique)
  • Claire Hibon (Maison Médicale Jeanne Garnier, France)
  • Emilie Allard (Université de Montréal, Québec)
  • Jean-Christophe Servotte (Haute Ecole Namur Liège Luxembourg, Belgique)
  • Jacinthe Dancot (Haute Ecole Robert Schuman, Belgique)

Voir les objectifs, outils, projets en cours et publications.

 

SPIRIT4PAL

Le projet SPIRIT4PAL a été lancé le 31 mai 2021 au sein de l’HENALLUX paramédical à Namur.

 

équipe-SPIRIT4PAL

 

De gauche à droite : Catherine Paquet (ASD Namur), Dominique Jacquemin (RESSPIR), Anne-Sophie Paquet (FASD), Caroline Duchène (RESSPIR), Jean-Christophe Servotte (Henallux), Serena Buchter RESSPIR), Cécile Van Der Meulen (Henallux), Christophe Vanesse (ASD Namur), Benoit Lambert (FormaNam)

 

Ce projet coordonné par l’HENALLLUX et son centre de simulation Nasim a été co-financé par la Fondation Roi Baudouin.

 

L’objectif est de sensibiliser et former au « Spiritual Care » 210 professionnels de l’aide et soins à domicile en soins palliatifs en province de Namur (infirmiers, gardes à domicile et assistants sociaux de l’ASD-Namur).
Le cœur de SPIRIT4PAL est la simulation (virtuelle et de pleine échelle). Les apprenants seront placés dans des situations les plus proches du réel pour expérimenter le Spiritual Care.
Ce projet pourra ensuite être proposé dans les autres provinces de Belgique grâce à la participation de la Fédération Aide et Soins à Domicile (FASD).

 

Partenaires du projet :

AVANCEMENT DU PROJET SPIRIT4PAL (février 2022)

Les 2 premiers scenarii de simulation virtuelle (« l’anniversaire » et « la plainte), écrits par Serena Buchter du RESSPIR à partir des situations réelles rapportées par les intervenants à domicile de l’ASD-Namur, ont été validés, en collaboration avec un service d’hématologie et l’association Parkinson-Belgique. Merci à eux.

 

Prochaine étape : Réalisation du tournage des scenarii avec l’équipe de Form@Nam.

 

Une très belle interview de Cécile Vander Meulen et Jean-Christophe Servotte (Henallux Paramedical) à l’origine de ce projet de formation au Spiritual Care pour les soins palliatifs à domicile,:
Et une très belle vidéo explicative du projet et de son ambition!

Groupe de travail international sur l’accompagnement spirituel en milieu de soin

Participant.es :

groupe d'experts

– Johanne Lessard (Faculté de théologie de l’université Laval Québec),
– Marie-Chantal Couture (Centre Spiritualitésanté de la Capitale-Nationale – RUISSS – Université Laval, Québec),
– Jean-Marc Barreau (Professeur adjoint, Institut d’études religieuses (IÉR), université de Montréal,
– Caroline Werbrouck ( Déléguée épiscopale, responsable du Vicariat de la Santé, accompagnatrice spirituelle, Liège ) ,
– Myriam Gosseye (collaboratrice scientifique Institut de recherche Religions, spiritualités, cultures, sociétés, UCLouvain),
– Pascal Mosli (accompagnant spirituel, responsable du secteur santé des Eglises réformées de Berne, Jura et Soleure),
– Mario Drouin (responsable de formation et d’enseignement à l’aumônerie du CHUV, Lausanne)
– Cosette Odier (responsable de la commission formation du RESSPIR, Lausanne)
– Dominique Jacquemin (directeur du RESSPIR, UCLouvain)

 

Objectifs :

Ce groupe francophone international (lancé en janvier 2022), dont les membres sont issus de contextes religieux et spirituels différents se réunira cinq fois d’ici l’été prochain.

Ses objectifs sont de faire un état des lieux de ce qui existe comme référentiels de compétences des professionnels du spiritual care (appelés selon les contextes aumôniers, accompagnant.es spirituel.les, intervenant.es en soins spirituels, etc.) et d’évaluer la possibilité d’en établir un commun comprenant les spécificités contextuelles.

Chaque séance sera l’occasion de présentations de ce qui existe dans les différents contextes et de discussions pour mettre en évidence les convergences et disparités.

Les membres de ce groupe se sont mis d’accord sur la nécessité de reprendre régulièrement les documents existants vu la nécessité de définir la place de l’accompagnement spirituel dans un milieu de soins en permanente transformation. Ils se réjouissent de cette occasion de partage et de stimulation réciproque.

Spiritual Care en temps de Pandémie

Voici une sélection d’initiatives suite à la crise COVID qui sont pour la plupart en accès libre.

Si vous désirez connaître tous les articles relayés durant la crise, adressez-vous à info@resspir.org.

1. Scènes spéciales pandémie de la websérie « RESPIRE »

La websérie pédagogique « Respire » dont le tournage a eu lieu en septembre 2020 intègre elle aussi des scènes spéciales pandémie qui permettent de comparer des situations de soins en mode « normal » et en mode « pandémie » pour aborder la spiritualité.

2. Soins & Spiritualités en temps de pandémie : l’épreuve de la Covid-19

Ce livre est dédié et construit à partir des récits et réflexions des soignant·es après la première vague du printemps 2020 et mis en écho avec des réflexions de chercheur·es de différentes disciplines…

 

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Aujourd’hui s’ouvre une période propice à faire mémoire des émotions vécues, mais aussi à discerner la place de la dimension spirituelle dans le prendre soin en temps de pandémie.
Plus qu’un bilan, c’est l’occasion de nommer tout ce que cette crise révèle de réactions humaines, de fonctionnement des institutions sanitaires et du système de santé lui-même.
C’est le moment d’examiner si et comment le Spiritual Care a été vécu et formulé dans ces temps particuliers.

 

Cette période a en effet distingué les actions essentielles, permises, des non-essentielles remises à plus tard. Où s’est situé le Spiritual Care ? Comment a-t-il été assumé par les soignant·es, les accompagnateur·rices, les institutions ? Mais aussi comment a-t-il été porté dans les discours politiques et médiatiques ?

 

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Sous la direction de S. Buchter, C. Odier et E. Frick – ISBN 9791030302837 – 388 pp – Dimensions : 15 x 22 cm – 33 €, éditions Sauramps Médical.

 

3. Ateliers d’écriture et de ressourcement

Coorganisés dans plusieurs institutions ou réseaux de soins, accompagnés d’artistes, d’écrivain‧es, de philosophes,…, inaugurés le 14 septembre 2020 à Liège, Lille et Paris, ces ateliers continuent aujourd’hui à rendre possible un espace où faire mémoire et écrire ce qui, de cette traversée, s’est vécu intérieurement.

Cette initiative a été rendue possible grâce au Fond pour le développement culturel de l’UCLouvain.

 

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Musique : It’s Okay – Firefl!es · [Free Copyright-safe Music]

 

Le contexte

L’attention à la spiritualité est la porte d’entrée pour relire et s’exprimer sur cette période et son vécu. Cette attention porte sur le sens et le non-sens, les ressources et les détresses, sur les valeurs défendues ou sacrifiées, sur la portée symbolique de ce qui s’est vécu, sur les espoirs et désespoirs, l’amertume et la gratitude, sur les aspirations profondes, les promesses pour demain.

 

Ce projet se pose en complémentarité à l’égard de l’ensemble de ceux générés suite à la pandémie, qui l’envisagent sous des angles matériels (biologie, médecine, économie, information et communication, etc.). Il offre de regarder différemment les soignant.es, en considérant non seulement les actes de soin en période de crise sanitaire au sens d’un regard technique sur des pourvoyeurs de « services », mais aussi et surtout d’entendre le récit et l’imaginaire qui se construit dans le prendre soin. Cette écoute est fondamentale car, outre qu’elle est actuellement impossible faute de lieux appropriés, elle constitue un apport à la société tout entière, appelée à devenir une société du soin (care), comme nous l’avons vécu durant le confinement.

 

En effet, la grande majorité de nos conversations téléphoniques, par mail ou derrière un masque durant le confinement s’est clôturée par un « prenez soin de vous », entré jusque dans nos formules de salutations : un changement radical dans notre culture. La pandémie a transformé nos relations en relations de soins, en société du care, pendant quelques mois tout au moins. Ce moment, précédemment inimaginable, a apporté un « + » important à notre société et à sa culture, qu’il faut s’employer à éclairer, à valoriser, et si possible à pérenniser.  Nous espérons que les matériaux récoltés pourront contribuer à l’enrichissement culturel mais aussi à initier une pratique de reconnaissance au cœur du prendre soin. Nous pouvons aussi y faire droit afin d’encourager l’émergence de recherches menées dans les mois à venir sur de tels matériaux.

 

Offrir aux soignant.es un espace-temps à l’expression créative peut surprendre les personnes elles-mêmes, tant elles sont généralement peu conviées à s’exprimer publiquement, en particulier sous cet aspect novateur. Il est fondamental pourtant qu’ils et elles puissent être entendu.es, et non moins qu’ils et elles découvrent leur capacité à développer leur art du soin au contact de l’art au sens créatif. L’art du soin pourra ainsi prendre de l’ampleur et affirmer sa créativité intrinsèque en se nommant et se reconnaissant.

 

Conception et promotion du projet : Serena Buchter coordinatrice du RESSPIR, Cosette Odier responsable de la commission formation du RESSPIR, Prof. Myriam Watthee-Delmotte et Prof. Michel Dupuis à l’UCLouvain.

Chargée de projet pour la France : Caroline Ringotte.

Conception de la galerie en ligne : Sabine Norro.

4. Méditations « sous le masque »

Pour mieux « RESSPIRER » sous vos masques en ces temps difficiles, nous vous proposons :

  • une courte méditation enregistrée (4’) que vous pouvez faire lors d’une pause, seul∙e ou en petite équipe;
  • la même méditation courte mais sans l’introduction pour les fois suivantes;
  • une autre un peu plus longue (8’) vous invitant à une méditation centrée sur le souffle et vous permettant de vous recentrer pour exercer votre travail un petit peu plus sereinement…

Ces temps de méditation vous sont proposé par la Dre Saida Bensliman, médecin, pneumologue, instructrice MBSR et coaching santé (mindfulcare.be).

 

Vous pouvez également écouter les fichiers via Soundcloud, les ajouter à une playlist, les télécharger sur votre smartphone, les partager, …

 

Méditation courte

 

Méditation courte SANS L’INTRODUCTION

 

Méditation longue

 

5. Sélection d’archives

Archives de nos partenaires ou des personnes ayant répondu à l’appel du RESSPIR en avril 2020, ainsi qu’une sélection d’articles que nous relayons.

 

Liste des thèmes « COVID et Spiritual Care » :
Décès et deuilNe pas pouvoir voir le corps ou célébrer des funérailles, paroles, gestes et rites avant et après le décès, le deuil après, Absence/présence
Ethique dans les institutions de soins et à domicile (recommandations)
Peur/stress/sentiment d’impuissance
Résident.es en institutions de soins (impact de la distanciation sociale, de l’isolement, le sentiment d’abandon, les syndromes de glissement, …)
Accompagnement spirituel (propositions et recommandations)
Accompagnement religieux (propositions et recommandations)
Sens à la crise actuelle (réflexion d’éthicien.nes, clinicien.nes, philosophes, théologien.nes, anthropologues, sociologues, etc)

 

Cliquez ici pour accéder à la page « Archives »

Le Grand Hôpital de Charleroi : l'accompagnement spirituel en mutation

logo-GHdC

 

Confronté à de profondes mutations sociologiques, et en vue de la construction d’un nouvel hôpital, un regroupement d’hôpitaux chrétiens de la région de Charleroi (GHdC) en Belgique a entrepris de mener une réflexion sur la dimension spirituelle au sein de l’hôpital, non seulement en vue de faire évoluer son modèle d’accompagnement spirituel vers un paradigme qui intègre la diversité religieuse de ses patients et de son personnel, mais aussi pour donner place à cette dimension de manière transversale au sein du « prendre soin ».

 

Vous trouverez dans le document ci-joint l’historique de ce changement en cours, retraçant tout d’abord la chronologie factuelle des changements et des réalisations accomplis : voir l’historique du projet (pdf).

 

Marcela et Dominique

 

Marcela Lobo-Bustamante et Dominique Baude, pourriez-vous vous présenter et nous dire quelle est votre fonction et rôle au sein du GHDC?

 

Dominique Baude est la responsable du « service Humanisation » qui vise à donner une dimension plus humaine à l’accueil et au séjour du patient ainsi qu’à rendre l’hôpital plus convivial et à l’ouvrir sur le monde qui l’entoure pour les patients et le personnel.

 

Ce service œuvre sur 3 axes :

  1. L’animation : apporter du réconfort à la personne à travers diverses activités (St Nicolas, Fête des Mères, Actions caritatives …)
  2. La dimension spirituelle dans le soin : accueillir la dimension spirituelle du patient et du personnel dans le soin est fondamentale car elle fait partie intégrante de tout être humain. Elle donne du souffle, du sens et permet au patient de mobiliser ses ressources lorsque celui-ci traverse la maladie.
  3. Le bénévolat : donner place au malade en tant qu’individu par une présence bienveillante; il répond à l’expérience d’un manque pour des besoins d’une autre nature que le soin et pour lequel il n’y a pas de ressources prévues (accompagnement, détente, écoute …).

 

Marcela Lobo Bustamante est docteure en théologie. En 2016, elle a rejoint le service humanisation pour réfléchir à l’amélioration de l’intégration de la dimension spirituelle dans la relation de soin en tenant compte de la pluralité des convictions religieuses et philosophiques.

 

Comment en êtes-vous arrivées à proposer un projet de recherche sur la question de la spiritualité au GHDC? / En quoi ce projet de recherche vous a-t-il semblé nécessaire?

 

En 2008, la responsable du service humanisation fait face à une équipe pastorale en difficulté suite à la fusion hospitalière et à une réalité sociologique multiculturelle et pluriconvictionnelle. La perspective de la construction d’un nouvel hôpital initie une multitude des groupes de travail en vue de l’organisation future. Ce contexte de foisonnement réflexif au sein de l’institution sera l’occasion de proposer à la Direction un projet de réflexion qualitative sur la place de la dimension spirituelle dans la relation de soin.

Cette recherche a semblé nécessaire, d’une part par la position stratégique de la fonction de responsable humanisation, position témoin, lui permettant de percevoir la dimension spirituelle comme une ressource clé dans la relation soignant-soigné. Cette dimension existait mais elle n’était pas identifiée de cette manière. Il y a donc une nécessité de mettre en place une réflexion pour favoriser une synergie entre les différents acteurs et différentes compétences autour du patient.

D’autre part, par la spécificité du lieu où la maladie fait émerger des questions fondamentales qui bousculent les repères de la personne et la déstabilisent dans un environnement médical qui évolue rapidement et qui ouvre des perspectives nouvelles (nouvelles technologies entre autres) à travers la prise en charge.

Pour que cette recherche se mette en place, il a fallu créer une structure permettant une réflexion dynamique et évolutive sur la dimension spirituelle.

structure

Le groupe de réflexion pour améliorer l’intégration de la dimension spirituelle dans la relation de soin (NH302), coordonné par Dominique Baude et Marcela Lobo, se compose d’une équipe projet qui pilote trois groupes de travail.

Cette équipe a pour mission de réfléchir à la stratégie et au plan d’action pour la diffusion d’une culture de Spiritual Care dans les 13 pôles de soins de l’hôpital. Elle est actuellement composée de volontaires de différentes disciplines : deux médecins, une psychologue, une médiatrice patiente, une accompagnatrice spirituelle, les deux cheffes de projet et un représentant du réseau RESSPIR. Elle se réunit à raison de 6 à 7 rencontres de 2h par an.

 

equipe-GHDC
De gauche à droite : Dominique Jacquemin, Michel Lagrange, Florence Bertholet, Frédéric Thys, Marcela Lobo, Dominique Baude

 

Par pôle de soins, on retrouve donc :

 

  • Un groupe de travail « Soignants », constitué de soignants volontaires venus des différentes unités qui composent le pôle. L’objectif de ce groupe de travail est d’identifier, d’abord, les besoins spirituels généraux et particuliers à chaque pôle de soins pour après y implémenter une culture du Spiritual Care. Cette implémentation se fait en dialogue avec l’équipe projet. Présentation du travail du pôle Mère-Enfant.

 

  • Un groupe de travail « Accompagnement spirituel et religieux », composé des membres de l’équipe de l’hôpital qui a pour mission d’« accompagner spirituellement le patient, sa famille et le personnel soignant.

equipe-acc.spi
De gauche à droite : Dominique Baude, Christine De Vleeschouwer, Dominique Jacquemin, Agnieszka Wronska, Françoise Devilers, Marcela Lobo. 

 

  • Un groupe de travail « Interconvictionnel », composé de volontaires extérieurs, représentants des différentes religions reconnues en Belgique et de la pensée laïque. Leur mission est de réfléchir à la prise en compte de la spiritualité des patients et de leur entourage dans un monde pluriconvictionnel et pluriculturel.

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De gauche à droite : Jean-Paul Lecomte, Céline Vanderbeken, Florence Bertholet, Mohamed Azis, Dominique Baude, Marcela Lobo, Martine Chif. 

 

Qu’avez-vous appris à quoi vous ne vous attendiez pas?  (ou qu’est-ce qui vous a surprises durant ce temps de recherche?)

 

  • Au départ, aborder cette thématique auprès des soignants nous semblait un véritable challenge. A contrario, la réceptivité et l’accueil du projet sur le terrain nous ont permis de prendre conscience à quel point celui-ci répondait aux attentes et aux questionnements des soignants.
  • Les difficultés rencontrées au sein de l’équipe pastorale liées aux changements de paradigmes de passer d’une mission de présence d’Église à une présence signifiante au cœur du monde.
  • La présence, l’assuétude et la qualité des personnes qui volontairement travaillent à la réalisation du projet.
  • Au-delà de la détresse des soignants, persiste une véritable attention et un dévouement aux malades.
  • L’intérêt porté par d’autres institutions qui nous inscrit dans un mouvement général plus large.
  • La réactivité des soignants à l’invitation au colloque « Technique et humanité : un paradoxe à l’hôpital ».
  • Le positionnement de l’institution.
  • La méconnaissance de l’importance de la dimension spirituelle dans la prise en charge du patient.
  • L’importance de la « traduction de langage » pour travailler avec les équipes de soins qui a permis une mise en évidence du Spiritual Care déjà pratiqué sur le terrain mais pas identifié de cette manière.

 

Pourriez-vous nous donner un exemple?

 

 

Aujourd’hui, c’est un projet concret de sensibilisation et d’actions concrètes vers lequel vous allez entrer, accompagnant ainsi 3 (à préciser) unités de soins. Quelles sont les priorités de ce projet? Pouvez-vous nous le décrire?

 

Dans les 2 années à venir, nous voudrions :

  1. Implémenter une « cellule Sens » dans le Pôle Mère-Enfant. L’objectif visé à long terme est que dans chacun des 13 pôles de soins, il y ait une cellule qui réfléchisse à comment donner du sens à la relation du soin, à la fonction soignante, au séjour du patient, à la dynamique de l’équipe et à l’humanisation dans chaque service en tenant compte des spécificités du pôle. Cette cellule serait composée des dimensions psychologique, philosophique et théologique. (L’esprit, le sens et l’être)
  2. Continuer le travail de sensibilisation du Spiritual Care dans les unités des soins intensifs, qui a commencé début 2022.
  3. Répondre aux demandes spontanées du terrain : actuellement nous avons déjà reçu 3 : oncologie, soins palliatifs et néonatologie.
  4. Sensibilisation et formation pour ceux qui désirent se former au Spiritual Care : nous rencontrons les équipes à leur demande lors d’un staff par ex. et nous les informons/sensibilisons et nous allons aussi former les bénévoles qui travaillent dans la MME (Maison Mieux-Être) pour les patients en oncologie (médecine intégrative où il manque la dimension spi).
  5. Projet d’intégrer cette formation dans le catalogue de formations permanentes.

 

Qui va s’y engager? Quel rôle y prendrez-vous?

 

  • En octobre 2021, le GHdC a signé un contrat de partenariat avec le réseau international RESSPIR-UCLouvain pour pouvoir mettre en place de manière qualitative une culture du Spiritual Care.

 

En 2024, lorsque les murs du  nouvel hôpital seront achevés, comment rêvez-vous l’accompagnement spirituel des personnes accueillies au GHDC et de leurs proches ainsi que du personnel?

 

  • Cellule sens dans chaque pôle des soins (cellule transversale)
  • Formation continue au Spiritual Care
  • Formation des deux cadres au Spiritual Care
  • Élargissement de l’équipe de l’accompagnement spirituel

 

Pour aller plus loin, voici quelques documents de réflexion mis à votre disposition :